Femme et Santé Mentale : Tout ce qu’il Faut Savoir !
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Femme et Santé Mentale : Tout ce qu’il Faut Savoir !

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Femme et santé mentale

Qu’est-ce que la santé mentale ? À quoi reconnaît-on qu’elle est réellement bonne chez un individu ?

 Pourquoi les femmes sont davantage susceptibles de souffrir de troubles psychiques ? Autrement dit, quels facteurs sont responsables d’une plus grande sensibilité de la femme aux troubles de la santé mentale ? Quels sont les déterminants de la santé mentale chez les femmes ?

Mais surtout, de quels moyens disposent-elles pour se préserver contre lesdits facteurs, lesdits déterminants afin d’y être moins vulnérables et de jouir d’une bonne santé mentale ?

Autant de questions auxquels cet article répond ! Bonne découverte !

 

Qu’est-ce que la santé mentale ?

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, la santé mentale est « Un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive… ».

Quant au célèbre psychiatre Jean Sutter,  il affirme : « La santé mentale est l’aptitude du psychisme à fonctionner de façon harmonieuse, agréable, efficace, et à faire face avec souplesse aux situations difficiles en étant capable de retrouver son équilibre ».

Si on met ensemble ces 2 définitions d’experts, d’autorités en la matière, on comprend clairement qu’être en bonne santé mentale, c’est :

  • n’éprouver aucun trouble psychique : dépression, troubles anxieux, troubles du comportement alimentaire, schizophrénie, etc ;
  • ressentir suffisamment de bien-être mental pour être capable de faire preuve de souplesse mentale/ d’adaptation afin de gérer avec efficacité les situations éprouvantes, stressantes de l’existence, que lesdites situations soient perçues comme normales ou difficiles.

Il n’est donc pas seulement question d’absence de troubles, mais également d’un état de bien-être physique, psychique et social total.

Ces 2 définitions d’experts sous-entendent clairement que la santé mentale de l’individu peut varier au cours de sa vie. Les causes, d’un tel état de choses, peuvent être aussi diverses que variées : la perte tragique de quelqu’un qu’on aime énormément, une forte déception amoureuse, un traumatisme dû à un accident, etc.

Il n’est alors pas rare de se retrouver dans un état de tristesse absolue, de déprime, d’abattement total. Lorsque c’est le cas, l’individu doit pouvoir trouver en lui les ressources nécessaires pour revenir à l’état de bien-être normal, voire optimal. Autrement dit, comme expliqué plus haut, il doit pouvoir faire preuve de la souplesse mentale/de l’adaptation nécessaire à une gestion efficace et positivement productive, voire bénéfique de la situation.

Mais lorsqu’il n’y parvient pas, lorsque les situations éprouvantes, stressantes surpassent ses capacités d’adaptation, elles peuvent déclencher des troubles de santé mentale.

C’est donc ainsi que se définit la santé mentale du point de vue général. Mais qu’en est-il du cas particulier des femmes ?

Lorsqu’on aborde la question sous cet angle, il apparaît que les femmes sont plus sensibles aux problèmes de détresse psychique. Plusieurs facteurs sont, en l’occurrence, responsables de cet état de choses. Découvrons-les ci-dessous !

Santé mentale : facteurs de fragilité chez les femmes

Les facteurs de fragilité, de vulnérabilité évoqués ici, et qui affectent la santé mentale des femmes, sont de deux ordres : individuel et relationnel. Découvrons chacun d’entre eux :

  1. Facteurs individuels 

    Au plan individuel, les femmes seraient davantage soumises à des situations ou à des évènements difficiles durant leur existence : les bouleversements hormonaux, l’infertilité, la ménopause, l’avortement, l’accouchement, la maternité, etc. Est-ce tout ? Non !

    Il y a également des facteurs tels que le faible revenu et la pauvreté qui touchent davantage les femmes que les hommes.  En effet, l’inégalité fréquente des salaires entre hommes et femmes n’est plus chose à démontrer ; et du fait de la monoparentalité ou du célibat, les femmes subissent davantage la pauvreté que les hommes.

    Tout cela, c’est sans compter la montée en flèche du stress qui continue de faire des dégâts non négligeables. Son ampleur est telle qu’il est devenu l’un des plus grands problèmes de santé publique aujourd’hui. Si vous souffrez donc déjà de ce fléau, ou si vous le sentez gagner du terrain dans votre vie, l’article Gestion du stress : reprenez votre vie en main avec ces 5 astuces va vous aider à reprendre rapidement le dessus.

    En dehors de ces problèmes, les femmes ont aussi plus de difficultés que les hommes à concilier vie privée et vie publique. Devoir exécuter les tâches professionnelles tout en s’occupant de celles de la maison peut devenir physiquement et psychiquement exténuant, très exténuant !

    Par ailleurs, le genre féminin, pris dans son ensemble, aurait moins de certitudes quant à sa capacité à gérer son existence comparativement au genre masculin. Cela crée un déséquilibre au niveau du bien-être psychique.

    Ajoutez à tout cela le fait que les femmes appréhendent le stress et les émotions d’une manière plus intense que les hommes, et on obtient un cocktail explosif, très nuisible à la santé mentale.

    Oui, les femmes ressentent les émotions beaucoup plus fortement. Elles les ressassent davantage, et ont également davantage besoin d’attention et de soutien.

    Conséquences : on note une faible estime de soi chez les adolescentes comparativement aux jeunes hommes du même âge. Combinée à l’anxiété générée par les transformations pubertaires, ladite faible estime de soi peut entraîner des perturbations alimentaires et même de la dépression.

    Au niveau des femmes plus âgées, on note une certaine prédisposition à la dépression, l’anxiété et même la démence en cas de stress fort, d’isolement ou d’handicap.

    Passons à présent aux facteurs relationnels !

  2. Facteurs relationnels

    À ce niveau, parlons tout d’abord des violences d’ordres sexuel et conjugal dont sont victimes les femmes. Rien qu’en France seule, selon le Haut Conseil à l’Égalité Entre les Femmes et les Hommes, rien qu’en 2017, 219.000 femmes ont déclaré avoir été victimes, à plusieurs reprises au cours de l’année, de violences physiques et/ou sexuelles perpétrées par leur conjoint ou ex-conjoint ; et là, ce ne sont que celles qui ont osé dénoncer lesdites violences.

    Femme et violences Sexuelles
    Violences Sexuelles, Physiques Et Conjugales

    Imaginez ce qui se passe dans le reste du monde, surtout dans des pays où les droits des femmes ne sont pas vraiment, voire pas du tout défendus !

    Par ailleurs, il est important de préciser qu’aucune couche socio-économique n’est épargnée par ces cas de violences à l’encontre des femmes.

    Les conséquences, dans bon nombre des cas, sont les troubles psychiques et les cas de stress post-traumatiques.

    À tout cela, on peut ajouter les situations de charges élevées que supportent les femmes parents uniques, situations qui peuvent constituer un risque de troubles psychiques.

    Dans le domaine du travail, il est à noter que les femmes ne bénéficient pas des mêmes avantages que les hommes, surtout dans les pays du tiers-monde. Elles sont condamnées à faire bien plus d’efforts pour prétendre jouir des mêmes avantages.

    Par ailleurs, elles constituent également les principales victimes de tous les types de harcèlements (surtout ceux sexuels) au travail.

Tout cela va bien évidemment à l’encontre du bien-être mental, psychique de la gente féminine ; et il convient d’y trouver des solutions appropriées. À ce sujet, même si les organisations internationales travaillent au jour le jour à améliorer les conditions de vie des femmes, vous devez néanmoins pouvoir faire face toute seule aux facteurs de vulnérabilité. Après tout, c’est de votre vie à vous qu’il s’agit. Mais comment ? Comment procéder ? Comment faire efficacement et sereinement face ?

Comment prendre soin de votre santé mentale

Afin de faire efficacement face aux facteurs de fragilité et préserver ainsi votre santé mentale, veuillez suivre les conseils suivants :

  1. Identifiez les signaux d’alerte

    En premier lieu, vous devez apprendre à détecter les signes annonciateurs d’un trouble psychique. Physiquement, vous pouvez ressentir des céphalées, une diminution de la qualité de votre sommeil et  des perturbations alimentaires. Émotionnellement, il y a la tristesse, la peur ou encore l’angoisse qui peut vous submerger.

    Au plan comportemental, vous pouvez noter de l’agressivité, le recours à des substances pour vous détendre (alcool, tabac, etc.), et l’incapacité à assurer les tâches quotidiennes.

    Dès que vous remarquerez ces signes, vous devez comprendre que la situation, que vous vivez actuellement, commence par vous impacter négativement. Vous devez donc trouver des solutions avant qu’il ne soit trop tard.

  2. Pratiquez des activités physiques et sportives

    On ne le dira jamais assez : les activités physiques et sportives sont indispensables pour le bien-être général. L’activité physique et sportive agit comme une sorte d’exutoire pour votre psychisme. C’est une excellente manière d’évacuer les tracas, la pression, le stress, etc ; et il n’est pas seulement question des sports très intenses. Vous pouvez également opter pour le massage Shiatsu, la réflexologie, le yoga, la marche à travers les promenades en nature, etc.Mais qu’est-ce qui explique que l’activité physique et sportive ait de tels effets sur nous ?

    Santé et sport
    Santé Sport

    Vous voyez, lorsque vous faites du sport, que vous bougez, votre corps produit des endorphines, célèbres hormones du bien-être. Ces endorphines ont pour effets de vous soulager, et d’améliorer votre humeur. Mais ce n’est pas tout : elles sont également efficaces pour lutter contre l’anxiété, et prévenir la dépression tout autant que les psychotropes. Alors, plus d’excuses pour ne pas vous lancer, l’important étant de choisir un sport que vous aimez !

    Si vous désirez en apprendre davantage sur les bienfaits des activités physiques et sportives, lisez donc ce rapport PDF complet de l’INSERM sur le sujet. Servez-vous donc du sommaire (au tout début du rapport) pour retrouver rapidement l’information qui vous intéresse.

  3. Apprenez à lâcher prise.

    Dans votre vie, et pour votre bien-être, ne cherchez pas à tout contrôler, ne cherchez pas à ce que tout soit parfait avant de vivre. Les gens ne sont pas parfaits : ni votre conjoint, ni vos enfants, ni…, ni vous-même ! Les choses, les circonstances ne seront pas toujours comme vous le souhaitez !

    Vouloir que le monde soit de telle ou telle manière avant de vivre votre vie, voilà un excellent moyen de perturber votre équilibre psychique. D’abord parce que cela vous épuisera profondément, et ensuite parce que vous ne parviendrez probablement pas à changer les autres.

    Que ce soit dans votre vie privée ou votre vie professionnelle, vous devez absolument éviter tout ce qui rime avec épuisement psychique, mental. Autrement, vous vous exposerez à divers troubles comme les perturbations alimentaires, l’anxiété, la dépression, etc.

    Par ailleurs, évitez de trop prendre goût à la concurrence, surtout dans le milieu professionnel. Certes, il existe toujours des inégalités entre hommes et femmes dans ce domaine ; ce qui pousse les femmes très ambitieuses à se donner à fond pour surpasser les hommes et bénéficier enfin de ce qu’elles méritent. Mais tâchez quand même de vous ménager si vous êtes dans le cas. Ce qui doit avoir le plus d’importance pour vous, c’est votre santé. Après tout, à quoi cela vous servira-t-il de parvenir au sommet si vous ne pouvez pas en profiter ?

    Vous n’avez pas à vouloir être meilleure que telle ou telle personne. Soyez juste meilleure que vous-même au fil du temps, tout en veillant à toujours prendre soin de vous.

  4. Apprenez à concilier vie professionnelle et vie privée

    Ici, il n’existe malheureusement pas de réponses toutes faites, de recettes-miracle. Chaque cas est différent, et c’est donc à vous de bien analyser le vôtre afin de trouver les solutions appropriées.

    Toutefois, vous devez, tout d’abord, éviter de vous culpabiliser vous-même parce que vous ne passez pas plus de temps en famille à tout bout de champ. Il peut arriver que vous soyez indisponible à des moments donnés. Acceptez cela, et n’en faites pas tout un drame. Gardez à l’esprit que ce travail que vous faites, c’est pour mieux prendre soin de ceux que vous aimez, et de vous-même.

    Ensuite, mettez à contribution votre conjoint. Vous ne devez pas être la seule à tout faire dans le ménage en dehors du partage des charges et dépenses. L’homme doit, lui aussi, jouer sa partition dans l’éducation et le suivi des enfants ainsi que l’accomplissement des tâches ménagères. Ces responsabilités vous incombent à tous les deux.

    Par ailleurs, vous pouvez également analyser votre emploi du temps et discuter avec votre employeur (si vous en avez un) de la façon dont vous pouvez concilier ces deux pans de votre vie.

    Enfin, fixez-vous des limites à ne pas franchir. Par exemple, lorsque vous êtes en famille, avec vos bien-aimés, éloignez de vous tout ce qui pourrait vous empêcher de vous consacrer entièrement à eux. Faites-le autant que votre profession vous le permet. Le tout, c’est surtout de ne pas privilégier un pan au détriment de l’autre, et de trouver également du temps pour vous-même, pour vous détendre.

    C’est vrai que tout cela semble assez difficile à faire. Mais avec de la volonté, vous trouverez des solutions. Dans tous les cas, si vous avez un conjoint, ne faites pas l’erreur d’endosser toute seule la charge de la gestion de la vie de famille. Associez-le ! Vous y gagnerez en liberté et en épanouissement !

  5. Ne prêtez plus le flanc au harcèlement sexuel au travail. Il y va de votre santé mentale

    Dans la plupart des pays du monde, il est vrai que plusieurs lois sont désormais mises en place pour protéger les femmes contre le harcèlement sexuel. C’est un crime qui est dorénavant sévèrement puni.

    Toutefois, ne prenez pas ces lois pour acquises. Jouez votre partition en évitant les malentendus, en ne créant pas trop de familiarités avec le sexe opposé, surtout quand il s’agit d’un supérieur ; et dès que vous commencez à vous sentir sexuellement agressée, n’hésitez pas à dénoncer le contrevenant. Le plus tôt sera le mieux. Vous éviterez  ainsi que la situation s’envenime ;  et par là- même, vous lancerez un signal fort à l’encontre d’autres potentiels harceleurs.

Chère lectrice, en résumé, la qualité de votre santé mentale doit être d’une importance capitale pour vous. Si elle se révèle défaillante ou perturbée, vous aurez du mal à vous épanouir, à passer de l’ombre à la lumière, à vivre une vie qui en vaut la peine à vos propres yeux.

Par conséquent, en plus de tous les conseils fournis dans cet article, adonnez-vous à la psychologie positive. Elle est de plus en plus utilisée aujourd’hui, et elle constitue un excellent moyen de préserver ou d’améliorer votre estime de soi et donc votre bien-être psychique.

Voilà, avez-vous des questions, préoccupations ou n’importe quel autre type de commentaires sur la santé mentale ? Si oui, merci de les poser dans la zone réservée ci-dessous à cet effet !

Et si cet article vous a été utile, merci de le partager à vos proches que cela pourrait aider ! Elles vous en seront certainement reconnaissantes.

 

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