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3 leçons pour une communication non violente réussie

Communication non violente : découvrir la méthode en 3 leçons

Oser la communication non violente (CNV), c’est communiquer de façon satisfaisante à la fois pour toutes les parties prenantes, à savoir l’autre et vous.

C’est apprendre à accepter l’autre dans sa différence et à en tenir compte tout en vous exprimant VOUS, de façon à la fois paisible et franche, sur vos propres besoins et ressentis.

En général, cette méthode est utilisée pour former des relations satisfaisantes parce que fondées sur l’acceptation et le respect tant de soi que de l’autre. Mais comme toutes les méthodes, celle-ci est soumise à des codes et préalables que vous allez découvrir dans cet article.

Commençons par la 1re leçon que vous devez connaître pour pratiquer la communication non violente : rentrez en contact bienveillant avec votre interlocuteur.

Communication non violente, 1ère leçon :
rentrez en contact bienveillant avec votre interlocuteur

Communication non violente, 1ère leçon : rentrez en contact bienveillant avec votre interlocuteur

La communication non violente (CNV) débute par la volonté de deux personnes de trouver une solution à la situation conflictuelle face à laquelle elles sont confrontées. Voici comment procéder :

Gardez votre calme

Votre premier défi pour réussir une CNV, c’est de rester calme dans une situation de crise. En effet, dans les moments où la tension monte et que vous avez envie de faire ressortir votre frustration, la CNV vous recommande de prendre du recul.  

Dans la pratique, il est question pour vous de ne pas céder face à la pression et de ne pas générer plus de violence dans une situation déjà problématique. Mais si vous pensez être incapable de rester calme, essayez de faire des exercices de relaxation. Vous pourrez ainsi vous concentrer sur vous et attendre de retrouver votre calme intérieur avant de revenir vers votre interlocuteur.

Retenez toutefois qu’il ne s’agit pas d’adopter une des attitudes ci-dessous :

  • refuser l’interaction sous prétexte que vous n’en avez rien à faire de ce qui se passe : en réalité, réagir de cette manière vous laisse une sensation de frustration car vous avez l’impression d’être lâche,
  • faire croire que vous êtes d’accord afin d’évacuer la pression négative de l’instant : accepter des propos désobligeants ou une situation conflictuelle en faisant profil bas et en essayant de vous convaincre que tout va bien.

Malheureusement, malgré toute votre bonne volonté, vous n’avez pas le pouvoir de passer l’éponge aussi rapidement sur ce que vous avez ressenti. Résultat : vous accumulez de la frustration qui finira, un jour ou l’autre, par vous faire sortir de vos gongs.

En revanche, ce que vous devez faire, c’est utiliser la CNV pour désamorcer la situation.

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Désamorcez le conflit avec empathie et bienveillance

Une situation conflictuelle est un état d’opposition chargé d’émotions négatives (colère, peur, tristesse, rancune, rage, etc.) entre deux ou plusieurs personnes. Mais dans les faits, le conflit survient quand :

  • vous prêtez des intentions à l’autre sans lui donner l’occasion de s’exprimer : en général, lorsqu’un évènement vous déplaît, vous avez l’impression que votre interlocuteur agit d’une telle manière pour vous faire du tort à vous personnellement.

Résultat : vous réagissez violemment et cela peut entraîner une dispute entre ledit interlocuteur et vous. Voilà pourquoi la CNV vous recommande de donner l’opportunité à cette personne de s’expliquer.

Il vous faut donc écouter avec soin ses propos. En d’autres mots, traitez cette personne avec empathie et essayez de vous mettre à sa place pour comprendre son point de vue.

Une telle attitude de votre part réduit considérablement la charge d’émotions entre votre interlocuteur et vous. Par exemple, votre silence pendant qu’il parle le pousse à baisser la voix. Il n’a plus besoin de crier pour se faire entendre puisque vous lui donnez toute votre attention.

Mais gardez à l’esprit que le silence seul ne suffit pas pour apaiser un conflit !!!

En effet, en plus de lui accorder votre attention, vous devez lui montrer que vous êtes réellement à son écoute. Cela se traduit notamment par une posture neutre et un visage avenant,

  • vous refusez de participer à la conversation : vous devez savoir qu’en matière de ressenti, le silence n’est pas forcément une solution. Au contraire, choisir de ne pas participer (expliquer votre point de vue) vous expose à de la frustration. Vous pensez que cette personne ne respecte pas vos sentiments et qu’elle se moque de vous. Pourtant, votre interlocuteur n’a pas forcément conscience de ce qui se passe.

Avec la CNV, vous avez la possibilité d’aborder le sujet sous un nouvel angle. Sans propos accusateurs ou blessants, la CNV vous permet de dire ce que vous ressentez et de parvenir à une entente qui arrange votre interlocuteur et vous.

Pour résumer, dans une communication non violente, vous devez :

  • absolument garder votre calme,
  • permettre à votre interlocuteur de s’exprimer afin de vous expliquer les raisons de ses actes,
  • adopter une attitude bienveillante et empathique,
  • parler de vos ressentis.

Maintenant que vous maîtrisez la 1re leçon pour pratiquer la communication non violente, passons à la 2e : choisissez l’outil adéquat à votre discussion.

Langage apaisé, 2e leçon :
choisissez l’outil adéquat à votre discussion

communication non violente contrôler ses sentiments

Pour pratiquer la communication non violente, vous devez apprendre à détecter vos réels besoins et connaître le vocabulaire de cette méthode de communication :

Apprendre à détecter vos besoins réels

Votre premier défi pour réussir une communication non violente, c’est de parvenir à déterminer le sentiment qui vous assaille dans une situation incontrôlable. En général, lorsque vous êtes face à une situation problématique, votre premier réflexe est de vous braquer. Or, avoir une communication apaisée, c’est pouvoir dépasser ce réflexe et analyser avec calme votre ressenti. Une fois ce sentiment (colère, tristesse, peur, etc.) identifié, vous devez maintenant analyser la base réelle de cette émotion.

Pour y arriver, il est recommandé de vous concentrer sur les raisons qui vous poussent à réagir d’une telle façon dans une situation donnée. En effet, avec la communication non violente, il est question de vous concentrer sur vous, vos émotions, leurs raisons d’être et comment agir pour évacuer le stress qu’elles peuvent vous apporter. Comment procéder ?

Mettez-vous donc dans un endroit calme et demandez-vous quels peuvent être vos besoins insatisfaits qui provoquent un tel ressenti chez vous.

Par exemple, vous êtes en colère parce que votre collègue décide de rentrer sans vous aider à ranger votre espace de travail. Dans ce cas précis, la CNV vous propose de comprendre les raisons de cette colère.

Quels besoins insatisfaits essayez-vous de faire comprendre par cette colère ? Peut-être, avez-vous envie de rentrer tôt comme votre collègue, ou tout simplement peut-être que vous voulez que votre collègue vous donne un coup de main parce que vous êtes fatiguée ? Comprenez-vous vous-même !

Le plus important, c’est vous, votre propre personne. De plus, ce n’est qu’au moment où votre besoin est détecté que vous pouvez penser à une solution adéquate et enfin aller vers l’autre pour lui faire part de votre besoin. Mais là encore, c’est une nouvelle étape de la communication non violente que vous devez aborder : connaître le vocabulaire de la CNV

Connaître le vocabulaire de la CNV

Les mots sont vraiment importants dans et pour une discussion apaisée !!! En effet, pour aborder votre interlocuteur, il est nécessaire que vous le fassiez avec empathie et bienveillance. N’oubliez pas, la CNV vous recommande une prise de contact bienveillante.

Reprenons donc l’exemple de votre collègue : une fois votre introspection terminée, vous vous rendez compte que vous avez besoin de rentrer aussi tôt que lui. Il vous faut donc lui en parler pour trouver une solution qui vous arrange tous les deux ; et une telle discussion ne peut se faire avec un vocabulaire accusateur. Pourquoi ?

Tout simplement parce que votre collègue va se sentir acculé. Il essaiera donc de se défendre, et vous ferez face à une personne butée. Voilà pourquoi il est nécessaire de connaître le langage conseillé pour une CNV. Ainsi, utiliser un vocabulaire apaisé pour parler à votre collègue va donner une phrase dans le genre ci-dessous :

« Quand tu rentres les soirs sans m’aider à ranger le bureau, je suis contrariée parce que le faire toute seule me fatigue énormément. Je te demande donc de bien vouloir me porter un coup de main les soirs afin que je ne me fatigue plus trop ».

Simple et claire, votre phrase est une plaidoirie qui va pousser votre collègue à revoir son attitude.  

Maintenant que vous êtes à même de reconnaître les outils qui forment la communication non violente, il est temps de découvrir la dernière leçon : écoutez véritablement votre partenaire de dialogue.

Communication non violente, 3e leçon :
écoutez véritablement votre partenaire de dialogue

communication non violente écoter votre partenaire parler

La communication non violente, rappelez-vous, est l’art d’écouter l’autre au-delà des mots. En effet, si vous décidez de tenter cette expérience, il est important que vous soyez prête à :

  • lâcher prise : pour cette forme de discussion, il ne s’agit pas de faire obligatoirement passer votre volonté. En effet, pour réussir une CNV, il est nécessaire de tenir compte de l’avis de votre interlocuteur. En d’autres mots, vous devez prendre en considération vos divergences afin de trouver une solution qui réponde à vos attentes conjointes,
  • respecter l’avis de l’autre : dans une discussion calme, le plus important est de faire preuve de bienveillance et d’empathie, que ce soit envers votre interlocuteur ou envers votre propre personne,
  • laisser votre partenaire s’exprimer sans crier et sans l’interrompre brusquement : vous devez être en mesure d’attendre votre tour pour dire ce que vous pensez des mots de votre interlocuteur,
  • garder en vue l’essentiel : cela veut dire que vous devez garder à l’esprit que la CNV est une méthode de dialogue qui sert à faire passer un message sans chercher à blesser l’autre.

Une dernière précision : cette méthode peut être appliquée par n’importe quelle personne pour peu qu’elle s’y intéresse. Cependant, il existe des groupes de formation pour les personnes désireuses d’aller plus loin et de la pratiquer avec plus d’efficacité. D’ailleurs, vous pouvez approfondir vos connaissances sur la CNV en lisant l’article Communication non violente : comment dire les choses sans blesser les autres.

Voilà, l’article sur la découverte de la communication non violente tend vers sa fin. Que pensez-vous de cette méthode de conversation ? Aimeriez-vous l’essayer ? Et à quelles occasions ?

À l’instar de la communication non violente qui peut vous permettre d’avoir une compréhension différente d’une situation, vous pouvez également utiliser la communication assertive pour améliorer vos relations.

Si vous désirez aller plus loin et vous faire aider, contactez-moi dès maintenant pour réserver une consultation privée.

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